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 Majot CHIMALLI - Journal 13

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Liubei
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MessageSujet: Majot CHIMALLI - Journal 13   Majot CHIMALLI - Journal 13 Icon_minitimeJeu 6 Mar - 23:01

Battlesuit Pacificator 49 Journal de Bord 9-13

1:52 am Rêve.


....Nos Battlesuits étaient entreposées dans leurs garages respectifs et une foule de techniciens affairés s'agitait autour d’elles les polissant, graissant leurs roulements complexes.
Avec chaque armure naissaient un technicien et un combattant, les deux enfants et l’armure grandissaient ensemble.

La Battlesuit prenait le rôle de mère et les nouveau-nés devenaient frères.

L’enfant futur guerrier apprenait son métier dans le mélange traditionnel de violence, de boue et de sang.
L’enfant futur technologiste était, quant à lui, formé aux sciences mécaniques et psychologiques les plus actuelles dans les salles blanches aseptisées de La Firme, le cerveau gourd à force d’étudier l’osmose parfaite entre son frère et son futur réceptacle.


J’étais attablé avec mes semblables. Nous étions rasés de près, frais et joyeux.

L’ambiance était fraternelle, tout heureux de nous retrouver après de dures épreuves. Nous racontions nos dernières missions à tour de rôle, chacun de nous écoutant avec attention l’orateur du moment.
Les techniciens entraient dans la salle du banquet commun par le sas Nord pour prendre place au repas, chacun d’eux s’asseyant à la droite de son frère combattant.

L’harmonie était parfaite, une famille de sang et de métal réunie dans le Bunker père.

Une famille qui protégeait d’un seul tenant tous les membres de La Firme, les bâtisseurs d’univers… les Terraformers…

Après le repas nous prenions place dans la cathédrale d’acier pour écouter le sermon journalier de l’Adepte Sanctuary (figure jeune et montante au sein de La Firme) Sanctuary n'avait pas son pareil pour embraser un Temple de métal : il vous mettait une pêche incroyable...

Nous quittions rassérénés le lieu de Métal sanctifié pour prendre un repos mérité, sachant que la grande barrière de métal nous accueillerait portes ouvertes le jour où nous serions détruits au combat.

Les chambres étaient cloisonnées : chaque porte coulissante donnait accès à un petit réduit propre où se trouvaient fixés au parois d’inox les deux lits réglementaires pour chaque famille.

Je regardais mon frère enveloppé dans le duvet de sa couchette supérieure. Il s’était acquitté de l’entretien de ma Battlesuit Pacificator avec affection et dévouement. Je prononçais la formule rituelle adaptée à son rang : "Que ton repos soit bénéfique et qu’il apporte de nouvelles connaissances à la Firme!"

Il faisait de même pour moi.

L’intensité bleu électrique des lumières diffusées par les dalles pointues encastrées au plafond baissait d’une façon très douce. Mon frère savait sûrement comment elles fonctionnaient. l’idée de le lui demander m’avait effleuré un instant, puis les carreaux émettaient une lumière plus ténue, un noir indigo nous enveloppait, c'était la même lueur rassurante qui m’éclairait dans ma Battlesuit.

L’odeur de l’inox qui nous environnait était apaisante. Je m’enfonçais doucement dans les limbes du sommeil, je me trouvais presque aussi bien qu’en dehors de notre Pacificator .......

Un grésillement me réveille. Mes yeux levés trouvent leur reflet sur la surface polie de la couchette supérieure où est lové mon frère.
Il fait très froid. J’exhale des spirales diaphanes de condensation.

Un mal être s’insinue dans mon esprit comme des tentacules obscènes et visqueux, l’horreur atteint son apogée lorsque je prends appui sur mon coude pour descendre de ma couchette !
Une tête énorme me regarde. Son faciès évoque une chose très ancienne et oubliée. Penchée vers le bas, depuis la couchette supérieure de mon frère, elle m’observe en silence !

Un halo rougeâtre s’allume sur sa partie droite, comme un œil démoniaque. Je vois alors la croix de métal blanche soudée sur son front. Mon ventre se contracte si violemment qu’un jet de bile sanguinolent sort par ma bouche et submerge une partie de mes sinus.

Crachant et étouffant, je regarde les yeux révulsés, le visage du monstre de métal ! Il ouvre ce qui ressemble à une bouche infernale, manœuvrée par des vérins ignobles, une bouche distendue dans laquelle baigne la tête de mon frère à moitié broyée et transpercée d’une centaine de clous chauffés à blanc !.........


2:38 am Angoisse.

Bon sang quel cauchemar ! Comme quoi le poulet à haute dose c'est pas bon !

Hors de souffle, la respiration hachée, j’observe d’un œil hagard l’écran plasma de la console.
La courbe de mes pulsations cardiaques y est affichée et le programme Mother attend que je valide certains choix interactifs.

Je fais les sélections appropriées et dans la foulée mets en route la caméra frontale extérieure !
Je claque des dents, la température s’est encore déréglée mais l’armure ne le remarque pas.

Mâchoire serrée, le corps secoué par des vagues de frissons fiévreux j’observe le noir d’encre de la nuit.

....

....


Je peux voir vaguement la surface de l’HBM, il a toujours l’air étendu dans la même position.


....
....


Le mode thermique ne fonctionne pas sur lui ainsi que la vision de nuit. Je vois pourtant nettement le terrain, les rochers, mais il fait une tâche noire sur l’image.

C’est en allumant le projecteur que mon rythme cardiaque s’emballe de nouveau : l’HBM n’a pas bougé de place, il a juste tourné sa tête dans ma direction et m’observe....

Je bouge doucement ma rétine vers /





Fin de l'enregistrement de la Battlesuit du Major Chimalli.

Les données cryptées ont bien été reçues et archivées par La Firme.

_________________
Majot CHIMALLI - Journal 13 126420
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Liubei
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MessageSujet: Re: Majot CHIMALLI - Journal 13   Majot CHIMALLI - Journal 13 Icon_minitimeDim 10 Aoû - 23:45

1:52 am Rêve.


....Nos Battlesuits étaient entreposées dans leurs garages respectifs et une foule de techniciens affairés s'agitait autour d’elles les polissant, graissant leurs roulements complexes.
Avec chaque armure naissaient un technicien et un combattant, les deux enfants et l’armure grandissaient ensemble.

La Battlesuit prenait le rôle de mère et les nouveau-nés devenaient frères.

L’enfant futur guerrier apprenait son métier dans le mélange traditionnel de violence, de boue et de sang.
L’enfant futur technologiste était, quant à lui, formé aux sciences mécaniques et psychologiques les plus actuelles dans les salles blanches aseptisées de La Firme, le cerveau gourd à force d’étudier l’osmose parfaite entre son frère et son futur réceptacle.

J’étais attablé avec mes semblables. Nous étions rasés de près, frais et joyeux.

L’ambiance était fraternelle, tout heureux de nous retrouver après de dures épreuves. Nous racontions nos dernières missions à tour de rôle, chacun de nous écoutant avec attention l’orateur du moment.
Les techniciens entraient dans la salle du banquet commun par le sas Nord pour prendre place au repas, chacun d’eux s’asseyant à la droite de son frère combattant.

L’harmonie était parfaite, une famille de sang et de métal réunie dans le Bunker père.

Une famille qui protégeait d’un seul tenant tous les membres de La Firme, les bâtisseurs d’univers… les Terraformers…

Après le repas nous prenions place dans la cathédrale d’acier pour écouter le sermon journalier de l’Adepte Sanctuary (figure jeune et montante au sein de La Firme) Sanctuary n'avait pas son pareil pour embraser un Temple de métal : il vous mettait une pêche incroyable...

Nous quittions rassérénés le lieu de Métal sanctifié pour prendre un repos mérité, sachant que la grande barrière de métal nous accueillerait portes ouvertes le jour où nous serions détruits au combat.

Les chambres étaient cloisonnées : chaque porte coulissante donnait accès à un petit réduit propre où se trouvaient fixés au parois d’inox les deux lits réglementaires pour chaque famille.

Je regardais mon frère enveloppé dans le duvet de sa couchette supérieure. Il s’était acquitté de l’entretien de ma Battlesuit Pacificator avec affection et dévouement. Je prononçais la formule rituelle adaptée à son rang : "Que ton repos soit bénéfique et qu’il apporte de nouvelles connaissances à la Firme!"

Il faisait de même pour moi.

L’intensité bleu électrique des lumières diffusées par les dalles pointues encastrées au plafond baissait d’une façon très douce. Mon frère savait sûrement comment elles fonctionnaient. l’idée de le lui demander m’avait effleuré un instant, puis les carreaux émettaient une lumière plus ténue, un noir indigo nous enveloppait, c'était la même lueur rassurante qui m’éclairait dans ma Battlesuit.

L’odeur de l’inox qui nous environnait était apaisante. Je m’enfonçais doucement dans les limbes du sommeil, je me trouvais presque aussi bien qu’en dehors de notre Pacificator .......

Un grésillement me réveille. Mes yeux levés trouvent leur reflet sur la surface polie de la couchette supérieure où est lové mon frère.
Il fait très froid. J’exhale des spirales diaphanes de condensation.

Un mal être s’insinue dans mon esprit comme des tentacules obscènes et visqueux, l’horreur atteint son apogée lorsque je prends appui sur mon coude pour descendre de ma couchette !
Une tête énorme me regarde. Son faciès évoque une chose très ancienne et oubliée. Penchée vers le bas, depuis la couchette supérieure de mon frère, elle m’observe en silence !

Un halo rougeâtre s’allume sur sa partie droite, comme un œil démoniaque. Je vois alors la croix de métal blanche soudée sur son front. Mon ventre se contracte si violemment qu’un jet de bile sanguinolent sort par ma bouche et submerge une partie de mes sinus.

Crachant et étouffant, je regarde les yeux révulsés, le visage du monstre de métal ! Il ouvre ce qui ressemble à une bouche infernale, manœuvrée par des vérins ignobles, une bouche distendue dans laquelle baigne la tête de mon frère à moitié broyée et transpercée d’une centaine de clous chauffés à blanc !.........


2:38 am Angoisse.

Bon sang quel cauchemar ! Comme quoi le poulet à haute dose c'est pas bon !

Hors de souffle, la respiration hachée, j’observe d’un œil hagard l’écran plasma de la console.
La courbe de mes pulsations cardiaques y est affichée et le programme Mother attend que je valide certains choix interactifs.

Je fais les sélections appropriées et dans la foulée mets en route la caméra frontale extérieure !
Je claque des dents, la température s’est encore déréglée mais l’armure ne le remarque pas.

Mâchoire serrée, le corps secoué par des vagues de frissons fiévreux j’observe le noir d’encre de la nuit.

....

....


Je peux voir vaguement la surface de l’HBM, il a toujours l’air étendu dans la même position.


....
....


Le mode thermique ne fonctionne pas sur lui ainsi que la vision de nuit. Je vois pourtant nettement le terrain, les rochers, mais il fait une tâche noire sur l’image.

C’est en allumant le projecteur que mon rythme cardiaque s’emballe de nouveau : l’HBM n’a pas bougé de place, il a juste tourné sa tête dans ma direction et m’observe....

Je bouge doucement ma rétine vers /





Fin de l'enregistrement de la Battlesuit du Major Chimalli.
Les données cryptées ont bien été reçues et archivées par La Firme.

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