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 Le livre de compte

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Liubei
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MessageSujet: Le livre de compte   Le livre de compte Icon_minitimeVen 7 Mar - 3:18

Territoire inconcevable !

J’entr’aperçois désormais l’étendue d’un désastre.
Les signes étaient pourtant visibles mais qui aurait pu croire un seul instant, une seule fraction de temps que tout ceci était vrai ?
Au dehors des brutes s’enivrent et forent le sol afin de produire de l’oxygène. Ils ont les mains grasses et sentent fort. Les femmes frappent des visages, elles crachent et jurent comme la lie des roturières.
A l’image de leur hommes ici dans cette désolation.

Je ne sors jamais par crainte de prendre un mauvais coup mais je sais désormais qu’il n’y aura personne.
Mon nouvel habitat est un bloc de béton et de fer grinçant dont les lumières sont souvent en pannes.
Je crois que la 15 ème année vient de s’éteindre et l’aube d’un nouvel enfer s’annonce.

La première année fut traumatisante.
Je me suis réveillé dans une sorte de literie glacée baignant dans une lumière bleue, dans ce que je pensai être une base militaire. J’ai failli mourir au seuil du grand couloir de mon habitation en ouvrant la porte ronde, un froid terrible m’a étreint et il n’y avait pas assez d’air au-dehors pour respirer.


Il était toutefois possible d’observer au travers d’une grande vitre ce qui se trouvait au-dehors.
Un grand désert rouge et ocre.
Voilà donc Mars, cette autre planète ! Lieu de perdition.

La nuit de mon réveil, une centaine d’apaches entourait ce qui me servait de logis.
Silencieux, ils attendaient quelque chose.
Depuis la grande vitre certains levaient au ciel des lances curieuses et ils rejetaient de la brume par un étrange appareillage sanglé sur le ventre. Aucun visage apparent mais de lourds casques opaques sur les têtes.

J’étais terrifié à l’idée qu’ils puissent ouvrir la grande porte, mon front était douloureux comme si une pointe m’extirpait un œil et j’avais faim.
Il se passa 11 jours sans que l’encerclement des apaches ne change. Ils campaient au-dehors et ne modifiaient en rien leur attente insoluble.

J’ai appris à me servir dans la cuisine du compartiment qui délivre des tubes alimentaires, je suis arrivé à obtenir un tube rouge et il y a une salle d’hygiène des plus modernes à coté.

La 12 ème nuit, je fis un cauchemar affreux, des mains écrasaient ma bouche, je ne pouvais crier.
C’est cette nuit que je devins captif.
Durant mon endormissement, les apaches étaient furtivement entrés par des panneaux camouflés dans ce qui est un bureau de contrôle.


Ce que je pensai être un tourment sans conséquence car endormi, ne l’était pas.
J’étais sanglé dans le fauteuil oblong du bureau de contrôle et je saignais de la lèvre.
Ces débardeurs sans foi ni loi m’avait frappé durant mon sommeil et attaché.
D’autres montaient ou descendaient depuis les étagères vers le toit, c’était par cet endroit qu’ils s’étaient infiltrés.

Le gaillard de ce groupe avait une horrible face gibeuse. Il me dardait d’un regard accusateur.
Tous était équipés de gros scaphandres de plongée très modernes. Il y avait aussi des femmes qui ne reculaient pas devant l’effronterie pour me toiser ficelé sur ce fauteuil à moitié dévêtu.

Le chef semblait se nommer Sathenalon, il chercha du regard quelque chose dans la pièce et appela avec une voix de stentor un de ses hommes.
Une femme répondant au nom de Jador s’est approchée venant du grand couloir. D’un gabarit menu, elle portait aussi un gros scaphandre sûrement un modèle Rouquayrol-Denayrouze des spécialités mécaniques.
Elle s’agenouilla devant moi et me fit un garrot sur le bras en frappant mes veines.

Je criai et me tortillait sur le fauteuil mais rien n’y fit, la vilaine crasseuse planta l'aiguille d'un appareil médical souillé et me préleva du sang.
Elle remit ensuite entre les mains de Sathenalon une sorte de radio moderne qui diffuse des images en forme de grosse boite avec beaucoup de leviers et qui claquetait à chaque seconde.
Toutes les personnes dans la pièce semblaient hypnotisées par la boite tenue d’une poigne solide par leur chef de groupe et plus personne ne disait mot.
Seule la boite crépitait comme une machine à calculer à bouton poussoir en faisant des étincelles de couleurs.

Il y eu soudain un éclair aveuglant qui venait du dehors, mes yeux me brûlèrent.
Un homme sorti du groupe et parla en Français, « Pas regarder la baie » et me cacha de sa main les yeux.
J’entendais les hommes grogner de colère. Le sol vibrait.
Puis la main anonyme se retira de mon visage et je vis du coin de l’œil un grand rayon de l’autre coté de la vitre remonter du sol vers le ciel.

Tout le groupe était très tendu, des traits anxieux zébraient leur fronts, leur joues et les expressions étaient graves. Puis la lumière provenant du dehors s’estompa et la troupe semblait se détendre.
Des insultes fusèrent.

Sathenalon ne quittait pas de son regard de braise la boite.
Puis des interrupteurs changèrent de couleur.
Il me demanda abruptement : « es tu Thibault Pentecouste né en 1925 « ?

Et quelque chose me rendit malade.
Depuis mon réveil, je ne savais plus qui j’étais, ce que je faisais, d’où je venais.
Des hoquets d’angoisse me secouèrent et ma tête implosa, du moins je le crus vraiment.

Ainsi commença vraiment l’histoire.

Sathenalon avec son étrange radio qui étudie le sang humain m’avait fait retrouver la mémoire mais je ne pouvais devancer le marathon qui se préparait
Des femmes me formèrent à l’usage de la cuisine, comment manger et de quelle façon commander des tubes alimentaires. Elles m’apprirent aussi le fonctionnement de l’unité qui recycle l’air dans ce qui se nomme « le Bunker » et la bonne manière d’entretenir les filtres à cartouche.

Les hommes sont allés chercher un scaphandre dans ce qui ressemble à un garage face au grand bureau.
Ils me montrèrent de quelle façon on y prend place, comment respirer, surveiller la réserve d’air, parler et à utiliser les leviers bien qu’ils appellent ça des touches fonctionnelles.
Ils ont arrachés un morceau sur l’avant bras afin de le piétiner par terre en criant et n’ont donné aucune explication.

Ces hommes et femmes sont grands et forts alors que moi je suis plutôt replet et fragile.
Moi le petit comptable, la main de fer du cabinet, régnant en souverain sur le petit personnel au 37 rue des Charmilles ne suis plus rien ici.

Puis ce fut l’expédition au-dehors.
Plus cerné qu’encadré nous avons marché des heures.
Argothriad semblait visiblement être mon surveillant, il était aussi un des pisteurs.
Tout autour de nous il n’y avait que poussières et roches.

Ma gorge était brûlante et irritée, cet air sous pression me faisait très mal et je ne sentais plus mes pieds ou le bout des doigts à cause du froid.
Un colosse se nommant Gilthanc, vint me dire de prendre avec ma bouche le tube avec la couronne molle, celle qui est tiède et de manger.
Il ouvrit une petite trappe sur mon torse, regarda d’un air sérieux l’intérieur, enleva un peu le sable avec son gros doigt et inséra une sorte de boite de conserve à la forme curieuse.
Il avait des gros gants en fer et des mains de géant j’ai bien cru qu’il allait tout casser et que j’allais mourir stupidement.

Les hommes se moquaient de moi.
Les nuits au-dehors sont interminables, l’aube n’arrive jamais et la troupe est sans cesse sur le qui vive, épiant partout. A chaque question je me faisait blackbouler.
J’ai pu lire sur la touche fonctionnelle qu’il faisait – 94° et j’étais toutefois admiratif de ces inventions incroyables permettant de survivre dans un milieu sans air et d’un froid mortel.



Un matin, Terian, une femme avec des outils à sa ceinture est venue faire des réglages sur mon scaphandre, je la remerciais et lui demandais si elle était une Sœur ou si elle connaissait des Frères. Sous sa visière, je perçus qu’ elle me regardait avec colère et m’a envoyée une tape sur la tête en m’intimant de me remettre en marche. Je pense qu’il ne faut pas parler dans ce groupe du Temple.
Ces hommes et femmes étaient singulièrement étranges et ne semblaient pas aimer les Frères.
Une idée me vint à l’esprit, je me mis à siffloter la Flûte enchantée afin de trouver parmi ces hostiles rustres un Frère pouvant m’aider, je n’en ai récolté qu’une pierre jetée contre ma cuisse avec des gestes de réprobations tout autour.
Je me suis dit qu’il fallait faire profil bas avec des anti laïcards peu cultivés, pour un peu j’avais la jambe cassée.
Peut être qu’ils n’aiment pas Mozart mais je pense que ce sont des dégénérés, des êtres stupides n’ayant jamais ouvert un beau livre fiscal ou un livret d’opéra.

Nous sommes arrivés dans des sortes de champs de sables dans lesquels sont plantés de grand mâts.
A partir de là nous avons marchés longtemps jusqu’aux abords d’une cuvette qu’il fallait contourner en rampant, sans bruit. Tout ces exercices physiques m’avait laminé, j’étais devenu diaphane, les battements de mon cœur étaient très élevés.
Je demandai, essoufflé, à Argothriad à quoi servait tous ces poteaux. Il me répondit que j’étais stupide et que ce n’était pas des poteaux. Que ce que je voyais fut mis en place par La Faction et qu’il valait mieux les éviter et que je devais cesser de faire du bruit comme un Pilon.

Un nouveau campement fut installé, un campement sommaire puisque nous vivons dans les scaphandres et que nous creusons des trous dans les sables ou allons dans des petites anfractuosités rocheuses pour nous protéger des dangers de la nuit. Dangers dont aucun de mes geôliers ne souhaite parler.

Sathenalon s’adressa à ses hommes. Il dit que demain nous saurons et se tourna vers moi, l’air menaçant, et me dit qu’il valait mieux faire marcher ma cervelle, que je devais avoir repris des calories pour demain.
Une femme dont le nom ressemble a Amelorning inséra dans la trappe de mon scaphandre une conserve avec une forme différente dotée d’un éclairage, comme si la nourriture était lumière. Cette collation apaisa ma faim, la sensation de froid et aussi une partie des douleurs corporelles, en outre un besoin impérieux de dormir se fit. Je vis au loin le colosse aux grandes mains me regarder, ma vision se troublait, les yeux du géant étaient deux halos rouges luisants dans le noir de son casque, je pouvais entrevoir sa bouche fermée, crispée, il ne souriait pas, un démon de gravure, mon esprit était entouré d’une toile d’araignée et je me laissai aller dans une somnolence que je n’avais jamais éprouvé.


C’était la dernière nuit, sur le flanc d’une immense dune.
Je rêvais à mon logement de fonction au sein du cabinet, à ma loge et aux bons repas de la salle humide, nous en sortions rubiconds et confits, les doigts boudinés, faisant craquer nos tenues et sourire le vénérable.
J’avais accès aux secrets bancaires les plus intimes, tout était permis car nous étions au-dessus de tout.
Je régnais en maître sur les secrétaires maquillées avec du rouge à lèvre de petit prix, les houspillant. Pas de rébellion sinon licenciement.
Rien ne vaut une vie cossue, les grands hôtels, dormir sur trois matelas mous avec des bouillottes chaudes en terre cuite. Et un patron qui vous mange dans la main.

Et … tout ce sable ?
Sathenalon venait de me réveiller avec un coup de pied dans le casque.
Celui là finira sur les rails d’une voix ferrée, j’y veillerais.

Tout le monde rampait vers le sommet de la dune avec d’infinies précautions.
Du haut du sommet, une créature effrayante se formait, émergeant d’une brume de glace.
Un char énorme, grand comme un immeuble.


Argothriad me maintenait fermement par le cou sans parler, m’obligeant à regarder.
J’ai regardé. Regardé longtemps, observé longtemps ce char monstrueux, sentant le souffle en suspension de toute la troupe déployée sur une grand circonférence du sommet de cette dune. Des hommes et des femmes attendant que je fasse quoi au juste ?

Insidieusement une image remonta des profondeurs de mes souvenirs. Je vis ma main posée sur un livre de compte. Une autre vision s’approcha, comme un loup pour jaillir, celle de ma main en train d’apposer un tampon de confidentialité.
Les souvenirs remontaient comme du tuyau d’un évier bouché, le flot ne s’arrêtait plus, les réminiscences flottaient chaotiquement dans mon esprit.

La longueur de ce canon correspondait à un chiffrage validé c’est certain.
Les tourelles ressemblaient, trop pour une coïncidence à cette commande spéciale du chantier naval.
Et tout cet acier ? Des bons de coulées, des tonneaux de rivets….


La tromperie ! Stupide aveugle !

Sathenalon m’a ramené à mon Bunker et à consigné tout ce que j’avais à dire.
Les fabricants, les fondeurs, aussi des ouvriers surtout catholiques, j’ai aussi donné des noms de personnes que je n’appréciais pas.

J’étais fiévreux, j’étais devenu de la boue fétide.

Therlin, un homme ténébreux vint me dire que mon cerveau finirait sûrement dans une rigole de fer, devant un escadron parce que les traîtres finissent mal, qu’il valait mieux que je n’aille pas là haut ou me fasse attraper.
J’ai demandé où ça là haut ? Therlin s’est planté devant moi en riant et a dit que j’étais un rouage stupide comme tous les autres.

Sathenalon est venu au chevet de ce que sa troupe appelle le caisson, mon lit de mort.
Cette personne forte et charismatique m’a longtemps parlé.
Qu’en premier je n’allais pas mourir, que j’étais simplement très fatigué et que je devais me remettre de la marche vers la dune.

Il me dit aussi que j’étais un des petits éléments de ce qu’il appelle la grande expérience.
J’y avais participé malgré moi aveuglé par le lucre, l’arrogance, l’égotisme et bien d’autres maux.
J’écoutais, allongé dans la lumière bleue, le souffle silencieux et affaibli tout ce que Sathenalon me disait.
J’en pleurais.

Lorsque je revins à moi, après un long sommeil, plusieurs jours s’étaient écoulés. Le Bunker était vide, le seul habitant était moi-même. Perdu dans un désert sans fin dans un monde inconnu.

Durant quelques mois j’ai tenté de refaire une loge.
Me raccrocher à des habitudes et des croyances pour ne pas devenir fou.
J’ai tracé des cases blanches sur le grillage noir du sol du grand couloir du sas.
Pour travailler dans le respect du rituel, je me suis employé à conserver le passage d’un temps profane à celui du temps sacré.

J’ai découvert seul l’usage des mains pour l’art. Grâce aux quelques outils présents dans ce garage j’ai pu sculpter les deux colonnes.
Jakin et Boaz sont à l’entrée du couloir.
Sathenalon dans mes souvenirs avait parlé de fanatisme, ignorance et ambition. J’étais devenu l’assassin d’Hiram. Engendré avec d’autres ce qu’il nomme « la grande expérience ».
Boire ma coupe d’amertume chaque jour. Calice punitif.

Ces années de solitude on fait pousser l’acacia.
Le vrai bandeau est désormais ôté de mon regard.
Il est impossible de retrouver mon cabinet et les personnes que j’ai maltraité et offensé.

Mes simulacres de travaux de tables sont devenus pesants.
Depuis quelques temps les colonnes sont désormais dehors et je regarde le vent les éroder. A quoi bon se sentir vivant et supérieur par le fait d’appartenir à un groupe d’humains alors que nous ne sommes que contradictions.
Ces années à plastronner une suffisance, se vanter d’améliorer le sort de l’humanité alors que ma Loge comme tant d’autres refusent l’entrée aux femmes…quelle gloriole de pacotille !
Le damier au sol a perdu sa teinte blanche, je tourne en rond dessus aux affres des questionnements. J’efface en marchant tout ce que en quoi j’avais foi.

Refuser tout discours autre que celui se tendant vers un grand Architecte en excluant la religion, devenir des tueurs de curetons.
Au delà des dunes, les curetons du Pilon massacrent en paix. Ce n’est pas une inversion, c’est autre chose.
Afficher une humilité factice alors que les Loges sont pailletées d’or et de marbre jusqu’à la nausée.
Ici, dans ce sombre désert de glace l’on parle des Grands Anciens. En ce lieu le temps est vivant. Dans ces parages rodent des forces incommunicables.
Je suis un des multiples rouages ayant entravé la marche de nombreuses puissances. Ici les tensions en présence tordent jusqu’à l’âme.
Un des rouages du char comme d’autres sont aussi ses rouages, tout comme d’autres sont autres.
Je suis monstrueux, une ignominie.



Aujourd’hui une personne est venue.
Le dernier être vivant ayant respiré l’oxygène de ma maison était Sathenalon, me parlant alors que j’étais malsain et fébricitant allongé dans mon caisson.

J’ai actionné l’ouverture du sas, acceptant la mort venue sous la forme d’un pilleur.
Il n’en fut rien.
C’est peut être le seul ami que je me découvre sur cette nouvelle patrie.
Lui aussi a eu la chance de passer la révélation de la radio lumineuse et se souvient comme moi de son nom véritable et non d’un numéro d’identification.
Il m’a parlé de sa dure vie de paysan et de la façon dont des hommes armés l’ont maltraité. Je n’ai pas de doute à ce sujet, son visage est très marqué, un visage fermé.
Lui aussi a besoin d’être utile et a proposé dans ce sens que nous joignons nos forces pour un périple dont ni lui ni moi n’avons de réponse.
Je pars avec Yago, mon premier véritable ami dès la prochaine aube.
Chasser le papillon comme il dit avec malice, je suis heureux pour la première fois depuis longtemps.

Qui que vous soyez, pardonnez l’homme misérable que je fus.

T.P

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